Comment j'ai perdu 51 kg et devenu coureur. Je vous encourage de faire pareil. Regardez mes photos et imaginez ce que vous pourriez faire.
12 mars 2010
20 février 2010
Une machine, humaine
| Je ne sais pas pour vous, mais je regarde assez souvent les événements des Jeux olympiques 2010. Quels exploits, quelle persévérance…quelle technologie et quel argent derrière tout cela. Toujours plus haut, plus vite, plus loin. On essaie de se surpasser à chaque fois. Olympiens ou non, les sportifs aiment améliorer leurs résultats. C’est probablement dans la nature humaine. Certains vont utiliser les méthodes d’entrainement sophistiquées, d’autres la technologie avancée, d’autres vont tricher (drogues, bien sûr). Et certains vont utiliser seulement ce qu’ils ont – leur corps, cette machine incroyablement compliquée et performante. Mais ils n’iront pas aux jeux olympiques. Ils resteront chez eux, regarder les autres à la télé, comme moi. Il y deux jours, le 18 février, la compagnie pour laquelle je travaille a organisée le traditionnel Défi escaliers. L’objectif est toujours le même : que les employés essaient de monter autant d’étages de notre siège social de 25 étages qu’ils sont capables. Un, deux, trois…vingt-cinq, tout compte. Et selon le nombre de participants, la compagnie verse l’argent à des fondations tel que la Fondation des maladies du cœur ou, comme cette année, celle de l’Hôpital Sainte-Justine. Chaque année, j’essaie de participer et de monter le plus grand nombre de fois ces 25 étages. Des fois je réussis bien, des fois une vilaine grippe m’empêche, comme en 2009. Cette année, j’étais enrhumé, mais un rhume ne peut pas m’empêcher d’y participer. À chaque cinq étages des bénévoles nous encourageaient, nous offraient de l’eau ou des serviettes ou bien, comme monsieur entre le 23e et le 24e étage, nous faisaient un petit vent avec une serviette et un grand « É-ho !» Avec un tel encouragement, on ne peut pas arrêter, n’est-ce pas? Quand j’étais dans ma 12e ou 13e montée, notre supporteur au 23e avec sa serviette m’a dit : « Monsieur, vous êtes une machine! ». Oui, une machine, mais humaine, un vrai enthousiaste heureux de participer à un tel événement. Finalement, j’ai fait 16 montées en deux heures (400 étages), mon nouveau record. L’ancien était de 13 fois. J’ai prouvé à moi-même et aux autres que je suis toujours capable de bien performer quand la motivation est là. Et comment ne pas être motivé quand on sait que tes 736 collègues participent et donnent leur maximum pour encourager les enfants de persévérer et de bouger, pour améliorer leur santé. Dix mille Dollars que la compagnie a versé à l’hôpital, ça va aider aussi. |
30 janvier 2010
Courir en hiver (2)
| Et moi qui pensais que l’hiver était fini. Mais, non, cela aurait été trop tôt. La neige – il n’y en a pas trop, mais le froid. Brrr! Alors, hier soir j’ai fait un petit entrainement léger. Une quarantaine de minutes autour de mon parc, à une fréquence cardiaque d’environ 60-65%. Avec des souliers à vis, bien sûr. Depuis que je connais toute la beauté (et surtout le côté pratique) de ces souliers, je ne peux plus m’en priver. Comme avant chaque entrainement hivernal, je me suis posé la question : Que mettre pour me garder au chaud, mais pas pour suer? D’abord, je sais qu’il faut mettre des couches (non, ne pensez pas croche, pas de Pampers ou Huggies – je suis un peu trop vieux pour cela et trop jeune pour mettre des couches d’incontinence). En réalité, il faut mettre plusieurs couches de vêtements - on dit souvent : comme la pelure des ognons. En bas, j’ai mis un slip en polyester et un pantalon combiné couche 1 + couche 2 avec une protection contre le vent. Quand la température descend vers -20°C, je mets des fois un collant sous mon pantalon. Alors, en haut j’ai mis un chandail de base, assez mince, mais qui transporte la sueur vers l’extérieur. Ensuite, un chandail « niveau 2 » qui chauffe. Finalement, j’ai mis un manteau en coquille molle (« soft-shell »). Sur la tête – une balaklava et un chapeau. Ah, oui, sur les mains j’ai eu des mitaines en polyester et je-ne-sais-pas-quoi-encore et sur les pieds j’ai mis des bas en laine mérino. Très chaud et très confortable! Après un bon échauffement à l’intérieur, je suis sorti dehors. La traction de souliers à vis me laisse des fois la bouche bée. Sur la neige empaquetée, comme actuellement, il n’y a rien de mieux que cela. Alors, en commençant par un jog léger pendant environ cinq minutes, j’ai atteint ma vitesse de croisière que j’ai gardée plus ou moins pendant le reste de l’entrainement. En réalité le problème n’était pas tellement le froid que le vent, qui enlève plusieurs degrés Celsius. Et qui dit qu’on ne peut pas s’entrainer quand il fait froid. Avec une bonne préparation et beaucoup de volonté, on peut courir même sous -20. |
6 janvier 2010
Courir en hiver
| Courir en hiver – ce n’est pas facile. Les journées pas très longues, neige, glace… Il y a cependant quelques règles à suivre. D’abord, il faut être visible. Très visible. Pour ce faire, oublier les couleurs que vous « aimez ou n’aimez pas ». Il faut choisir les couleurs visibles, peut importe si vous courez pendant la journée ou en soirée. Alors, l’équipement jaune ou rouge représente un « must ». De préférence avec des surfaces réflectives. Sinon, mettez un gilet réflectif. Ensuite, une lampe à la tête, et, si possible, une lumière rouge sur chaque bras. Et n’oubliez pas – les coureurs partagent la route avec les automobilistes. Il ne faut jamais s’imposer – une voiture est toujours plus solide qu’un coureur.
Soulier à vis Eh, oui. La neige et la glace sont dangereuses pour les coureurs et les marcheurs. Que faire pour améliorer l’adhérence de nos souliers sur de telles surfaces? Il y un petit truc que j’ai trouvé sur internet et que j’ai essayé avec succès ce soir. C’est le soulier à vis. Mon ami Yves, bricoleur accompli, en a trouvé d’une taille de 7/15 po, soit en peu plus longues que 3/8 po et en peu moins longues que ½ po. Je ne sais vraiment pas si une tête hexagonale fait une différence, mais j’ai très bien couru sur la neige paqueté. Le seul problème me représentaient des virages recouverts de la neige molle, mais je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit qu’on pourrait y utiliser et garder le contrôle à 100%. Ce soir, ma vitesse a été limitée par ma fréquence cardiaque et non par la neige. Quand je courais sur la chaussée (beaucoup moins de neige), aucun problème et le seul signe que je courais avec des vis étaient des « clics » et des « clacs », ce petit bruit à peine perceptible et certainement pas ennuyant. Je ne glissais pas du tout. Conclusion: pas difficile à faire, pas cher et excellente adhérence. À recommander! À quoi cela ressemble:
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22 novembre 2009
Mes premiers 10 000 km!
| Eh, oui! Depuis que j’ai commencé à m’entrainer (soit en avril 2005), j’ai parcouru plus de 10 000 km (en marchant et en courant). C’est un mille et quelques kilomètres plus loin que de Montréal à Buenos Aires. En réalité, je m’approche de 10 500 km (je n’ai même pas remarqué quand j’ai fait 10 000 pile; c’était certainement au milieu d’un entrainement au pendant une course et comme j’ai fait la somme de tous mes entrainements quasiment par hasard, eh, ben, je l’ai échappé – j’étais déjà à 10 300 PILE!). Alors, comment se sent quelqu’un qui a couru (ou partiellement marché) la distance de Montréal à Buenos Aires (plus encore 1 000 km plus loin)? Fatigué? Pas trop. Épuisé? Pas du tout. Plutôt content de ce que j’ai fait, plus en forme que jamais et assez impressionné de mon parcours ces dernières années. Pas besoin de passeport ni de vaccin contre les maladies tropicales, seulement quelques paires de souliers de course et pas mal de persévérance. Pas trop compliqué, n’est pas? |
5 octobre 2009
Diète ou exercise?
| Selon une étude australienne (en anglais), les Américains ont gagné plus de 8 kg depuis trente ans. Alors, est-ce la malbouffe ou un manque d’exercice? La question est intéressante et la réponse encore plus : non, les Américains ne manquent pas d’activité physique. Au contraire, sans l’exercice, ils auraient dû avoir un gain de poids encore plus important (selon les projections de cette étude). Donc, nos voisins du sud mangent mal et beaucoup, c’est tout. La quantité de nourriture que les Américains mangent a tellement augmenté que c’est la seule cause de l’épidémie d’obésité qui y sévit actuellement. La nourriture y est de 30 à 40 % moins chère chez eux qu’ici et le choix ne manque pas non plus. L’industrie de la bouffe est omniprésente et sa publicité est très agressive, les additifs qui donnent « plus de goût » et qui sont généralement malsains se trouvent dans presque toute la nourriture industrielle, mais c’est ce qui attire les gens. Je ne sais pas si le goût d’un bon morceau de saumon préparé à la façon de nos grand-mères est tellement inférieur à celui du saumon qu’on trouve dans une boîte préparé en Chine ou n’importe où ailleurs dans le monde, mais il est certain qu’un Américain moyen trouve la bouffe dans une boîte plus pratique, plus rapide (sic!) et, dans ce cas, le goût peut même perdre son importance. Pire encore, la nourriture hypocalorique, plus saine, est généralement plus chère. Malheureusement, l’industrie peut fournir les plats à moindre prix, mais avec beaucoup de calories. Je comprends maintenant pourquoi mon médecin (oui, celui qui m’a fait peur et motivé à maigrir) insistait sur le fait que le régime alimentaire représente 70% de succès et que l’activité physique est un complément qui permet de maigrir plus facilement et un peu plus rapidement, mais qui, enfin, est aussi nécessaire. Sauf que les Américains pensent, semble-t-il que c’est l’inverse. Et ne pensez pas que, si vous vous entrainez, vous pouvez manger beaucoup plus. Prenez juste assez pour donner à votre corps ce dont il a besoin. Chaque surplus de calories donne à moyen et long terme, un surplus de poids. |
12 septembre 2009
Le Marathon de Montréal 2009
| Le beau temps est de retour et la 19e édition du Marathon de Montréal aussi. On est à un jour de cet événement de plus en plus spectaculaire. Toutes les disciplines (à part le demi) affichent complet depuis presqu’une semaine. L’an passé, la pluie a abondamment arrosé les coureurs. Cette année, on annonce la température agréable avec le soleil (selon Environnement Canada), ou bien la petite pluie avec 18°C (selon Météo-média). Qui aura raison? Aucune idée. Les météorologues ne sont pas capables de donner une prédic… pardon, prévision pour quelques heures, encore moins un jour d’avance. On s’en fiche…Le Marathon est pour courir et pour avoir du fun. Cependant, je suis assez surpris que le demi ne soit pas complet, car depuis quelques années c’est la distance la plus « in », celle qui a la plus grande croissance de participation aux quatre coins de la planète. Elle est devenue populaire probablement parce que c’est une distance très exigeante, assez longue pour défier les gens, et pourtant pas aussi dure qu’un marathon complet. Combien parmi nous ont essayé de courir plus de 20 km? Je l’ai essayé une seule fois, pendant un entrainement. Hé, c’était une course lente, rien d’exceptionnel (2h20 avec les arrêts à chaque feu rouge sur mon parcours et le fait que je ne pouvais pas trouver facilement le chemin de retour). Bref, j’étais perdu au Centre-ville. Mais, cela a été pas mal tough, Le fait que cette année il y un nombre record de participants venant des États-Unis et d’Europe ne change rien – la course à pied revient en force au Québec. Vous aurez dû voir de nombreux coureurs partout dans la ville dimanche dernier. Je n’en ai jamais vu autant! Les maigres et un peu matelassés, les jeunes et un peu moins jeunes, les belles femmes en petits shorts de course et les « joggers » en jeans et chandails en coton, tous ces gens s’entrainaient avec passion. Je crois que les gens commencent à comprendre l’importance de l’exercice pour la santé et la qualité de vie. En fait, je l’espère. Le Marathon de Montréal est un grand happening, les gens sont là pour courir et s’amuser, prouver qu’ils sont en bonne santé et qu’ils ont une volonté de fer car même ceux qui arriveront après tous les autres, peu importe si c’est sur 5 km, 10 km, 21 km ou 42 km (on oublie les décimales cette fois-ci), en fauteuil roulant, en courant ou en marchant avec des bâtons, ils sont tous des héros. Car ces quinze mille personnes qui participent au Marathon (de Montréal) font ce que les autres ne font pas : ils bougent et améliorent leur santé. Le temps passe vite et on ne peut pas l’attraper, mais on peut améliorer notre qualité de vie en faisant des petites choses qui comptent : manger bien et faire de l’exercice. Bon Marathon à tous qui y participent. |