30 janvier 2010

Courir en hiver (2)

Et moi qui pensais que l’hiver était fini. Mais, non, cela aurait été trop tôt. La neige – il n’y en a pas trop, mais le froid. Brrr!

Alors, hier soir j’ai fait un petit entrainement léger. Une quarantaine de minutes autour de mon parc, à une fréquence cardiaque d’environ 60-65%. Avec des souliers à vis, bien sûr. Depuis que je connais toute la beauté (et surtout le côté pratique) de ces souliers, je ne peux plus m’en priver. Comme avant chaque entrainement hivernal, je me suis posé la question : Que mettre pour me garder au chaud, mais pas pour suer?

D’abord, je sais qu’il faut mettre des couches (non, ne pensez pas croche, pas de Pampers ou Huggies – je suis un peu trop vieux pour cela et trop jeune pour mettre des couches d’incontinence). En réalité, il faut mettre plusieurs couches de vêtements - on dit souvent : comme la pelure des ognons.

En bas, j’ai mis un slip en polyester et un pantalon combiné couche 1 + couche 2 avec une protection contre le vent. Quand la température descend vers -20°C, je mets des fois un collant sous mon pantalon.

Alors, en haut j’ai mis un chandail de base, assez mince, mais qui transporte la sueur vers l’extérieur. Ensuite, un chandail « niveau 2 » qui chauffe. Finalement, j’ai mis un manteau en coquille molle (« soft-shell »). Sur la tête – une balaklava et un chapeau. Ah, oui, sur les mains j’ai eu des mitaines en polyester et je-ne-sais-pas-quoi-encore et sur les pieds j’ai mis des bas en laine mérino. Très chaud et très confortable!

Après un bon échauffement à l’intérieur, je suis sorti dehors. La traction de souliers à vis me laisse des fois la bouche bée. Sur la neige empaquetée, comme actuellement, il n’y a rien de mieux que cela. Alors, en commençant par un jog léger pendant environ cinq minutes, j’ai atteint ma vitesse de croisière que j’ai gardée plus ou moins pendant le reste de l’entrainement. En réalité le problème n’était pas tellement le froid que le vent, qui enlève plusieurs degrés Celsius.

Et qui dit qu’on ne peut pas s’entrainer quand il fait froid. Avec une bonne préparation et beaucoup de volonté, on peut courir même sous -20.

6 janvier 2010

Courir en hiver

Courir en hiver – ce n’est pas facile. Les journées pas très longues, neige, glace… Il y a cependant quelques règles à suivre.

D’abord, il faut être visible. Très visible. Pour ce faire, oublier les couleurs que vous « aimez ou n’aimez pas ». Il faut choisir les couleurs visibles, peut importe si vous courez pendant la journée ou en soirée. Alors, l’équipement jaune ou rouge représente un « must ». De préférence avec des surfaces réflectives. Sinon, mettez un gilet réflectif. Ensuite, une lampe à la tête, et, si possible, une lumière rouge sur chaque bras. Et n’oubliez pas – les coureurs partagent la route avec les automobilistes. Il ne faut jamais s’imposer – une voiture est toujours plus solide qu’un coureur.

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Soulier à vis

Eh, oui. La neige et la glace sont dangereuses pour les coureurs et les marcheurs. Que faire pour améliorer l’adhérence de nos souliers sur de telles surfaces? Il y un petit truc que j’ai trouvé sur internet  et que j’ai essayé avec succès ce soir. C’est le soulier à vis. Mon ami Yves, bricoleur accompli, en a trouvé d’une taille de 7/15 po, soit en peu plus longues que 3/8 po  et en peu moins longues que ½ po. Je ne sais vraiment pas si une tête hexagonale fait une différence, mais j’ai très bien couru sur la neige paqueté. Le seul problème me représentaient des virages recouverts de la neige molle, mais je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit qu’on pourrait y utiliser et garder le contrôle à 100%.

Ce soir, ma vitesse a été limitée par ma fréquence cardiaque et non par la neige. Quand je courais sur la chaussée (beaucoup moins de neige), aucun problème et le seul signe que je courais avec des vis étaient des « clics » et des « clacs », ce petit bruit à peine perceptible et certainement pas ennuyant. Je ne glissais pas du tout.

Conclusion: pas difficile à faire, pas cher et excellente adhérence. À recommander!

À quoi cela ressemble:

 

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22 novembre 2009

Mes premiers 10 000 km!

Eh, oui! Depuis que j’ai commencé à m’entrainer (soit en avril 2005), j’ai parcouru plus de 10 000 km (en marchant et en courant). C’est un mille et quelques kilomètres plus loin que de Montréal à Buenos Aires.

En réalité, je m’approche de 10 500 km (je n’ai même pas remarqué quand j’ai fait 10 000 pile; c’était certainement au milieu d’un entrainement au pendant une course et comme j’ai fait la somme de tous mes entrainements quasiment par hasard, eh, ben, je l’ai échappé – j’étais déjà à 10 300 PILE!).

Alors, comment se sent quelqu’un qui a couru (ou partiellement marché) la distance de Montréal à Buenos Aires (plus encore 1 000 km plus loin)? Fatigué? Pas trop. Épuisé? Pas du tout. Plutôt content de ce que j’ai fait, plus en forme que jamais et assez impressionné de mon parcours ces dernières années. Pas besoin de passeport ni de vaccin contre les maladies tropicales, seulement quelques paires de souliers de course et pas mal de persévérance. Pas trop compliqué, n’est pas?

5 octobre 2009

Diète ou exercise?

Selon une étude australienne (en anglais), les Américains ont gagné plus de 8 kg depuis trente ans. Alors, est-ce la malbouffe ou un manque d’exercice?

La question est intéressante et la réponse encore plus : non, les Américains ne manquent pas d’activité physique. Au contraire, sans l’exercice, ils auraient dû avoir un gain de poids encore plus important (selon les projections de cette étude). Donc, nos voisins du sud mangent mal et beaucoup, c’est tout. La quantité de nourriture que les Américains mangent a tellement augmenté que c’est la seule cause de l’épidémie d’obésité qui y sévit actuellement. La nourriture y est de 30 à 40 % moins chère chez eux qu’ici et le choix ne manque pas non plus. L’industrie de la bouffe est omniprésente et sa publicité est très agressive, les additifs qui donnent « plus de goût » et qui sont généralement malsains se trouvent dans presque toute la nourriture industrielle, mais c’est ce qui attire les gens.

Je ne sais pas si le goût d’un bon morceau de saumon préparé à la façon de nos grand-mères est tellement inférieur à celui du saumon qu’on trouve dans une boîte préparé en Chine ou n’importe où ailleurs dans le monde, mais il est certain qu’un Américain moyen trouve la bouffe dans une boîte plus pratique, plus rapide (sic!) et, dans ce cas, le goût peut même perdre son importance.

Pire encore, la nourriture hypocalorique, plus saine, est généralement plus chère. Malheureusement, l’industrie peut fournir les plats à moindre prix, mais avec beaucoup de calories.

Je comprends maintenant pourquoi mon médecin (oui, celui qui m’a fait peur et motivé à maigrir) insistait sur le fait que le régime alimentaire représente 70% de succès et que l’activité physique est un complément qui permet de maigrir plus facilement et un peu plus rapidement, mais qui, enfin, est aussi nécessaire. Sauf que les Américains pensent, semble-t-il que c’est l’inverse. Et ne pensez pas que, si vous vous entrainez, vous pouvez manger beaucoup plus. Prenez juste assez pour donner à votre corps ce dont il a besoin. Chaque surplus de calories donne à moyen et long terme, un surplus de poids.

12 septembre 2009

Le Marathon de Montréal 2009

Le beau temps est de retour et la 19e édition du Marathon de Montréal aussi. On est à un jour de cet événement de plus en plus spectaculaire. Toutes les disciplines (à part le demi) affichent complet depuis presqu’une semaine.

L’an passé, la pluie a abondamment arrosé les coureurs. Cette année, on annonce la température agréable avec le soleil (selon Environnement Canada), ou bien la petite pluie avec 18°C (selon Météo-média). Qui aura raison? Aucune idée. Les météorologues ne sont pas capables de donner une prédic… pardon, prévision pour quelques heures, encore moins un jour d’avance.

On s’en fiche…Le Marathon est pour courir et pour avoir du fun.

Cependant, je suis assez surpris que le demi ne soit pas complet, car depuis quelques années c’est la distance la plus « in », celle qui a la plus grande croissance de participation aux quatre coins de la planète. Elle est devenue populaire probablement parce que c’est une distance très exigeante, assez longue pour défier les gens, et pourtant pas aussi dure qu’un marathon complet.

Combien parmi nous ont essayé de courir plus de 20 km? Je l’ai essayé une seule fois, pendant un entrainement. Hé, c’était une course lente, rien d’exceptionnel (2h20 avec les arrêts à chaque feu rouge sur mon parcours et le fait que je ne pouvais pas trouver facilement le chemin de retour). Bref, j’étais perdu au Centre-ville. Mais, cela a été pas mal tough,

Le fait que cette année il y un nombre record de participants venant des États-Unis et d’Europe ne change rien – la course à pied revient en force au Québec. Vous aurez dû voir de nombreux coureurs partout dans la ville dimanche dernier. Je n’en ai jamais vu autant! Les maigres et un peu matelassés, les jeunes et un peu moins jeunes, les belles femmes en petits shorts de course et les « joggers » en jeans et chandails en coton, tous ces gens s’entrainaient avec passion. Je crois que les gens commencent à comprendre l’importance de l’exercice pour la santé et la qualité de vie. En fait, je l’espère.

Le Marathon de Montréal est un grand happening, les gens sont là pour courir et s’amuser, prouver qu’ils sont en bonne santé et qu’ils ont une volonté de fer car même ceux qui arriveront après tous les autres, peu importe si c’est sur 5 km, 10 km, 21 km ou 42 km (on oublie les décimales cette fois-ci), en fauteuil roulant, en courant ou en marchant avec des bâtons, ils sont tous des héros. Car ces quinze mille personnes qui participent au Marathon (de Montréal) font ce que les autres ne font pas : ils bougent et améliorent leur santé. Le temps passe vite et on ne peut pas l’attraper, mais on peut améliorer notre qualité de vie en faisant des petites choses qui comptent : manger bien et faire de l’exercice. Bon Marathon à tous qui y participent.

31 août 2009

On ne peut pas tricher (y en a qui y croient)

La tricherie nous rattrape. On ne peut pas tricher son propre corps.

Alors, on a découvert que les coureurs ont la tendance de grossir (engraisser, devenir obèse, je-ne-sais-pas quoi) plus que les autres parce que eux (les coureurs, bien sûr) mangent comme des cochons après l’entrainement.

Bref, les coureurs, ces irresponsables individus égoïstes et bizarres (parce qu’ils font ce que la plupart des gens ne font pas, courir) vont finir comme des grosses boules de incapables de bouger.

Franchement, je n’ai pas la moindre idée qui et pourquoi a fait une telle étude, mais je pense qu’elle ne tient pas. Avez-vous jamais remarqué qu’après un entrainement ordinaire vous avez même moins faim qu’avant? Moi, oui. Également, je ne connais pas beaucoup de coureurs qui sont devenu gros après avoir commencé à marcher ou courir. Généralement, c’était bien avant et la plupart ont maigri en faisant l’exercice.

Ces études ressemblent un peu à celles qui ont eu comme l’objectif de prouver que courir peut causer la mort. Bien, il y a environ un décès sur 126 000 coureurs qui courent, mais il y a en a encore beaucoup plus chez les sédentaires. Le meilleur truc (c’était à l’époque quand la course n’était pas tellement populaire) était que même les médecins s’accrochaient à ce genre d’études.

Puis, après la mort de Jim Fixx (un des gourous de course, le type chic et svelte qui a faite beaucoup d’efforts pour populariser l’exercice, surtout la course à pied), à l’âge de 51 ans, d’une crise cardiaque, le monde a arrête de tourner. Les médecins indiquaient partout que Jim a été mort à cause de la course. Ils ont oublié un petit détail : son père a été terrassé par une crise cardiaque à l’âge de 42 ans. Alors, Jim a survécu de neuf ans l’âge de son paternel.

Quand vous voyez les gens qui marchent ou qui courent, croyez-vous qu’ils sont devenus gros (s’ils le sont, bien sûr) à cause de leur exercice? Croyez-vous vraiment que les gens vont mourir de cœur parce qu’ils courent? Ben oui, Elvis est toujours vivant et il va organiser un méga concert avec Michael Jackson et Janis Joplin, n’est-ce pas?

17 août 2009

Bolt!

C'est simplement incroyable! Usain Bolt a non seulement gagné la finale aux 100 m aux Championnats du monde à Berlin, il a carrément écrasé ses compétiteurs.

Malheureusement, on n'a pas vu le grand coureur en direct, car au Canada le golf est plus important que l'athlétisme. Ce n'est pas comme en Croatie où on a arrête pendant une-deux minutes la télédiffusion en direct d'un match de soccer pour voir (en direct) le Grand Bolt. On aurait pu arrêter, peut-être, pendant quelques instants le tennis, manquer un ou deux services, mais ne pas manquer la grande envolée du meilleur sprinteur de notre siècle (et plusieurs disent: le plus grand sprinter de tous les temps). C'est dommage, l'athlétisme est un sport pour tous, le golf et le tennis seulement pour l'élite. Manque du respect envers ce sport, point final.

Bref, j'ai écouté le tout en direct à la radio de l'IAAF (fédération internationale de l'athlétisme) et avec quelques minutes de retard, j'ai regardé la vidéo sur Youtube, en haute définition, en plus. On n’a jamais vu un sprinteur tellement supérieur aux autres. Son résultat, 9:58, est la plus grande amélioration d’un record du monde dans cette discipline depuis 1968, quand on a introduit le chronométrage électronique. Onze centièmes de seconde! Environ plus d’un mètre mieux que ce qu’il a fait à Pékin. Oui, je suis un coureur de fond, mais je ne peux pas rester sans rien dire de cet exploit du jeune jamaïquain de 23 ans. C’est un grand athlète (et littéralement, il mesure environ 1.96 m), un peu clown, mais il montre qu’il ne faut pas stresser avant le départ. Il prend tout assez relaxe et c’est peut-être le secret de son succès. Oui, il y a un autre. Non, je ne veux même pas penser aux produits chimiques qui améliorent les performances. C’est sa taille. Il fait 42 pas sur 100 m! Lorsque les autre font trois pas, il en fait seulement deux, il est tellement plus grand que les autres.  Cela ressemble un peu au cas du fameux Edwin Moses aux 400 m haies. Lorsque les autres faisaient huit pas entre les deux haies, il en faisait sept. Mais, c’était sa technique. Chez Bolt, c’est sa taille. Et, parlant technique, Bolt a encore du temps à l’améliorer, car elle n’est toujours pas au point. Où sont ses limites? Peut-être même pas lui-même n’est pas capable de le prédire.